19.5.17

C'est les souvenirs d'une lune qui se tord et se terre : quelle passion qui l'a guette ! Puis ce théâtre qui se démène dans quelques brins de lumières, se nourrissant de quelques miettes restantes, cette douce puanteur du vivant, sens-tu bien cette réminiscence.
Puisque à la pointe de sa courbe se dessine, cette petite tige montante dans l'âme.
Frôlant l'iris de ces yeux plus ou moins clairs, elle guette : les aiguilles qui se tournent et s'emparent, du temps qui prend sans doute un peu trop de place. Ses ombres aux paupières s'agitent à la lueur, se crassent et se décrassent, de passions oubliés qui renouvellent le tendre souvenir d'hier.

20.4.17

Songe de ces doux jours et cette petite braise d'un nouveau soleil, montante dans l'âme comme une brise manifeste sur l'océan.

Cheveux aux vents vers l'horizon tu peux sentir l'effleurement de petites ailes de papillons, et ce vide dans tes narines qui s'agitent et s'aiguisent dans la petite braise qui souffle plus bas.
Puis ces grincements comme un écho qui tapent et te répètent ces petits pas. Ces petits bruits qui te tamponnent en te rappelant qu'autrefois, elle était belle, elle était lisse cette petite flamme!

8.3.17

7.

Une langueur, dit-on, aux petits rêveurs d'autrefois, telle une lumière qui disparait, un goût à mère qui t'emportait.

Jadis pieds à terre tu t'envolais, tu soccombais à ces collines, à tes petits pas qui piétinaient. À travers boues, à travers champs : c'est ton petit doigt qui dessinait, le voile du ciel puis ses navires et cette histoire glissante de l'âme! Cette vie dont tu rêves encore, parfois.

17.2.17

6.

C'est la symphonie des vivants, une douceur qui naît parmi les sens,
c'est les flammes qui s'éteignent quand tu brûles encore,
c'est un voyage que tu guettes dans ta quête en équilibre sur l'évidence.
c'est comme ton âme dans l’œil d'une femme
et l'horizon dessine en toi, ces jours étranges trouvant leur sens,
dans l'espérance des oiseaux fous dans l'ciel béant
et tu marcheras loin, loin comme un fardeau dans tes entrailles
ce rêve qui glisse, qui te trépasse, qui souffle en toi,
comme la symphonie des vivants, une douceur qui naît parmi les sens.

13.2.17

Si loin & si proche

23/07/2009 :
Déposée sur une tige percée,
Elle vient de naître.

Petites ailes fripées,
Prête à disparaître,

Direction la prochaine Demoiselle,
Pour un amour dévoilé,
Quel langage universel !
Quelle beauté !
Une libellule amoureuse s'évadera à l'automne,
Elle laissera derrière elle, une fin monotone.

4/07/2009 :
Sur un banc à moitié misérable,
Une jeune femme loin d'être admirable,
Tenant son trousseau dépourvu de lueur,
Où es-tu, ô bienfaiteur ?

Conjoint endormi,
Malheureuse symphonie,
Allongée sur sa robe,
Elle probe ...

Des rêves repoussants !
Jamais elle ne fut mariée.
Douce puanteur du vivant.

23/01/2009 : 
Il est beau d'imaginer ce monde,
Plus beau d'y vivre, ô Sinièn
Sous cette infinie bleutée
Que dirons-nous, de ceux qui veulent partir ?
Rions.

Pourtant, lâcher prise ne pourrait qu'embellir cette vaste étendue,
Mais que dirons-nous, ô cher cœur, si nous n'avions plus de mots pour écrire.
Plus de voix pour mourir.
Oh! Loin de ces rideaux que beaucoup regardent lorsque cette âme se cache sous l'eau.
Cachez-vous, vous aussi. 

26/12/2008 : 
Détresse et Regret, 
Faiblissent dans une dernière clarté,
Enfin prêtent à se retirer,

De ces terres glacées,
Accompagnées de ces grands Loriots,
Aux couleurs terminées.

Leurs sens palpitaient,
Comparable à un doux baiser
Elles furent séparées.

24/08/2008 : 
L'horloge me guète
Les minutes paressent
L'heure me traîne

La pression m'interpelle
La timidité m'entraîne
L'infériorité m'angoisse

L'impatience me domine
La tentation me convoitise
Le désir m'apprivoise

22/08/2008 : 
Le passé s'allonge
Le futur m'enjôle 
Le présent se condamne

Son absence me dévore
Son image me crispe
Ses paroles m'enterrent

Son visage m'euphorise
Sa silhouette m'envoûte
Ses lèvres me réservent

Ses écrits me libèrent
Ses pensées me découvrent
Ses gestes me passionnent.

O.

Je me suis longtemps demandée d'où venait ce plaisir de glisser quelques traits puis ce plaisir d'entendre les grands vivants utilisaient avec justesse, une certaine douceur des mots. Entre fascination et espérance d'atteindre ces quelques personnes qui m'inspirent toujours encore, j'essaie aujourd'hui de façonner à mon tour ces petits mots de manière plus anthenthique qu'à l'époque. Merci à vous, poètes qu'on ne cesse de citer et d'autres plus discrets (René Char, Baudelaire, Rimbaud, Maboul Chachnikov, Jacques Dupin et bien d'autres...) ces voyageurs de l'âme, toujours en quête.

4.





12.2.17

3.

L'innocence aux commissures,
J'irai broder des voiles dans l'horizon.
Du bout des doigts je dessinerai le vent dans ses travers, la mer et son ennuie.
J'irai vaguer à l'âme de mes regrets, pointer mon doigt taché de bleu
puis dessiner sur cette grande toile, une pensée du soir qui scintillera
quand tu lèveras tes yeux cherchant dans le noir
l'essence d'une âme, le sourire d'un soir.